Les supports, le plus souvent urbains, sont architecturaux : murs, portes, surtout sur les bâtiments publics. Les véhicules de transport en commun (bus, trains...) sont également très utilisés.
Le graffiti étant maintenant considéré comme une certaine forme d'expression artistique, des supports lui sont parfois consacrés. A Angers, c'est le cas au parking du Chabada, où un mur entier lui est réservé.
Le graffiti peut être le lieu de la revendication et d'une expression non censurée, d'autant plus quand le support choisi est peu visible (murs ou portes de toilettes publiques, de parkings souterrains...) : à ce titre, le contenu des messages véhiculés, picturalement ou par des mots, se montre souvent violent, cru voire ordurier et choquant pour la morale. Le graffiti peut donc permettre l'expression indirecte (car le graffiti, même signé par un pseudonyme, reste relativement anonyme) des opinions politiques, des pensées ou des réflexions socialement réprouvées. Les graffitis peuvent être orientés politiquement : par exemple, ils révélent la spéculation immobilière dont certains quartiers populaires sont victimes, font l'apologie de la liberté d'expression ou dénoncent les dérèglements urbains (bruit, salissures, pollution). Suite...
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